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Un certain nombre de documents ou d'articles relatifs à la logistique au
Maroc sont rassemblés ci après ou des liens sont créés vers les sources ou sites
internet. ils permettront aux visiteurs du site d'avoir d'un seul coup d'oeil
les informations disponibles sur le sujet. Les sources sont identifiées et
nommées pour chacun des documents.
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(20/04/2010)
Source Site du Ministère des transports du Maroc |
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| SM le Roi préside à Mohammedia la
cérémonie de présentation de la Stratégie de développement de la
compétitivité logistique |
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Présentation de la stratégie logistique et
Signature du contrat programme Etat-CGEM pour le développement de la
compétitivité logistique du Royaume et de son contrat d’application au
niveau de la région du Grand Casablanca |
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Mohammedia (Zenata) -
SA MAJESTE LE ROI MOHAMMED VI, Que Dieu L'Assiste, a présidé, mardi 20
avril 2010 à Mohammedia, sur le site de la nouvelle zone logistique
multi-flux de Zenata, la cérémonie de présentation de la
nouvelle
stratégie nationale pour le développement de la compétitivité logistique
du Maroc et de signature du contrat-programme entre l'Etat
et la CGEM pour la période 2010-2015, ainsi que son contrat
d’application pour le développement
des zones logistiques de la région du Grand Casablanca.
La compétitivité
logistique représente un maillon important de cette politique, eu égard
à l’impact direct et immédiat de ce secteur sur la compétitivité globale
des échanges commerciaux du Maroc, aussi bien intérieurs qu’extérieurs
et par conséquent, sur la réalisation de l’objectif de sa consécration
comme destination de choix pour les investissements créatifs d’emploi et
de valeur ajoutée.
Une
nouvelle
vision stratégique pour le secteur de la logistique a été
rendue possible et opportune grâce au bond quantitatif et qualitatif
réalisé en terme de développement et de modernisation des
infrastructures de transport par la politique des grands chantiers,
ainsi que l’achèvement des réformes de libéralisation et de mise à
niveau des systèmes et des différents modes de transport, terrestre,
maritime et aérien et de la logistique portuaire.
Elle apporte les
réponses nécessaires au développement du secteur de la logistique et les
solutions adéquates aux problèmes actuels de gestion des flux et de
mobilité dans les grandes agglomérations et centres urbains et permet,
également, d’anticiper les besoins futurs et de compléter le cadre
opérationnel requis pour l’atteinte des objectifs tracés et visés par
les différentes stratégies sectorielles lancées et en cours de mise en
œuvre au niveau national (Plan Maroc vert, pacte industriel Emergence,
Rawaj, plan énergétique, Halieutis, etc.).
La définition de
cette stratégie est issue d’une étude stratégique exhaustive des flux,
leurs natures, origines et destinations, avec un benchmark international
qui a été conduite de concert avec le secteur privé et les principaux
acteurs publics concernés et financée en partie par le Fonds Hassan II
pour le développement économique et social, dans le cadre d’une
convention signée sous la Présidence DE SA MAJESTE LE ROI, Que Dieu
L’Assiste, le 19 mai 2008.
Cette étude a
démontré le potentiel de progrès existant dans le secteur et les
gisements d’amélioration qu’une logistique performante pouvait offrir à
la compétitivité de l’économie du Maroc, à l’export et à l’import comme
en interne, notamment par la réorganisation et l’optimisation des
différents flux de marchandises à travers une offre de services
logistiques intégrés et une sophistication de la demande des opérateurs
économiques et le développement d’infrastructures spécialisées pour
certains flux.
La nouvelle stratégie
logistique se fixe comme objectifs généraux :
-
La réduction
des coûts logistiques du Maroc : baisse du poids des coûts
logistiques / PIB, de 20% actuellement à 15% à l’horizon 2015,
au profit des consommateurs et de la compétitivité des
opérateurs économiques, à travers une gestion optimisée,
sécurisée et massifiée des flux de marchandises ;
-
L’accélération de la croissance du PIB par l’augmentation de la
valeur ajoutée induite par la baisse des coûts logistiques,
notamment à travers l’émergence d’un secteur logistique
compétitif avec des acteurs intégrés et des plateformes de
services performants, centres de concentration et de création de
valeur ajoutée logistique (+3 à 5 points du PIB à l’horizon 2015
en impact direct, représentant une valeur ajoutée additionnelle
de 15 à 20 milliards de dirhams, soit + 0.5 à 0.7 point de PIB
par an) ;
-
La
contribution du secteur logistique au développement durable du
pays, à travers la réduction des nuisances (baisse du nombre de
tonnes/kilomètres de 30% à l’horizon 2015, décongestion de la
circulation sur routes et dans les espaces urbains, réduction
des émissions CO2 de 35% à l’horizon 2015).
Afin d’atteindre ces
objectifs, la mise en œuvre de la nouvelle stratégie logistique du Maroc
a été articulée autour de cinq axes clés :
-
développement
et mise en œuvre d’un réseau national intégré de Zones
Logistiques Multi-Flux ;
-
optimisation
et massification des flux de marchandises ;
-
mise à niveau
et incitation à l’émergence d’acteurs logistiques intégrés et
performants ;
-
développement
des compétences à travers un plan national de formation dans les
métiers de la logistique ;
-
mise en place
d’un cadre de gouvernance opérationnelle du secteur et de
mesures de régulation adaptées.
Le Contrat Programme
Etat – CGEM relatif à cette mise en œuvre, vise à définir un cadre de
développement des activités logistiques sur tous les sous-secteurs
(maritime, portuaire, plateformes, ferroviaire et routier), ainsi que de
l’offre de services à valeur ajoutée par des intégrateurs de la chaîne
logistique et de la sous-traitance logistique.
Ce Contrat Programme
a pour objet de préciser les grandes lignes et les objectifs de la
stratégie intégrée de développement de la compétitivité logistique du
Maroc et de contractualiser les engagements communs de l’Etat, de la
CGEM et des opérateurs économiques. Il comprend 35 mesures et prévoit :
·
le
développement d’un réseau national de zones logistiques multi-flux (ZLMF),
réparties sur une superficie de 2080 ha à l’horizon 2015 et 3300 ha à
l’horizon 2030, à travers notamment la mobilisation des assiettes
foncières requises, de préférence publiques et à des coûts compétitifs,
pour le développement d’activités logistiques à proximité des bassins de
production, de consommation et des points d’import/exports.
Le développement des
ZLMF se fera à travers la mise en place d’un Schéma National Intégré,
de zones d’activité logistique regroupant un ou plusieurs types de
plateformes : (1) plateformes conteneurs, (2) plateformes de
distribution et outsourcing logistique, (3) plateformes
d’agro-commercialisation, (4) plateformes de matériaux de construction
et (5) plateformes céréalières ;
·
l’optimisation et la massification des flux de marchandises à travers
une meilleure planification des points d’entrée et sortie des
différentes marchandises d’import/export ou domestique, une
structuration des flux autour des plateformes logistiques, une
incitation au regroupement des opérateurs économiques dans des GIE pour
rationnaliser les flux et réduire les coûts logistiques, ou encore une
utilisation des solutions de transport multimodales ;
·
le
développement de l’investissement et la création de la valeur ajouté
dans le secteur de la logistique ;
·
la
sophistication de la demande et la mise à niveau des opérateurs
logistiques par une batterie de mesures d’animation, d’encadrement, de
régulation du secteur et de mise en place d’un système de labellisation,
classification et qualification des entreprises ;
·
la mise
en œuvre d’un plan de développement des compétences et de ressources
humaines formées aux métiers liés aux activités du secteur de la
logistique et des transports, visant la formation de 61.600
bénéficiaires à l’horizon 2015 et 173.000 à l’horizon 2030, axé sur
l’activation des systèmes de formation publics et privés ;
-
La création
de l’Agence Marocaine de Développement de la Logistique qui aura
pour mission la coordination et la syndication au niveau
national des différents acteurs de la compétitivité logistique
autour de projets spécifiques, notamment, le développement des
ZLMF ;
·
La
création de l’Observatoire National de la Compétitivité Logistique qui
permettra de mesurer et suivre les différents indicateurs de performance
du secteur.
La mise en œuvre de
ce programme entraînera un investissement total de près de 116 milliards
de dirhams à l’horizon 2030, dont 63 milliards de dirhams pour la
période 2010-2015, réalisés en grande partie par le secteur privé.
Le contrat programme
prévoit, pour la déclinaison de la stratégie logistique au niveau
territorial, l’élaboration de contrats d’application spécifiques pour
chaque région.
Dans ce sens et eu
égard, d’une part à son importance en tant que pôle économique majeur du
pays et d’autre part aux difficultés qu’elles concentrent en elle,
notamment, en terme de rareté du foncier et de congestion de la
circulation au niveau des entrées du port, le contrat d’application
concernant la région du Grand Casablanca a été élaboré en détails et en
premier, et signé également lors de cette cérémonie.
Ce contrat
d’application définit huit zones devant abriter les futures plateformes
logistiques dans la région qui s’étaleront sur une superficie de 607 ha
en 2015 et 978 ha en 2030 convenablement connectées aux réseaux de
transports autoroutier, ferroviaire, aéroportuaire et portuaire. Il
prévoit également des mesures régulatrices du trafic poids lourds de
marchandises dans le périmètre urbain.
A l’instar du contrat
du grand Casablanca, les contrats d’application des autres régions
seront finalisés de concert avec les acteurs locaux et services
concernés parallèlement à l’élaboration de contrats spécifiques pour les
opérateurs de transport de marchandises et l’optimisation des différents
flux logistiques. |
Avant 2005
- Dossier Banque Mondiale sur la situation économique du Maroc
Année 2005

Année 2006
La situation actuelle de la logistique au Maroc, telle qu'elle est
diagnostiquée par la Banque Mondiale, s'explique par un faible développement des
prestataires logistiques et un manque de sensibilisation à l'importance de la
logistique parmi les entreprises marocaines.
Pour développer la logistique au Maroc, il a été recommandé d'assurer une
large diffusion des conclusions de l'étude pour avoir l'adhésion de tous les
intervenants. Plusieurs mesures ont aussi été proposées. Il s'agit, d'abord, de
mettre en place un observatoire pour mesurer la
compétitivité de cette activité. L'étude recommande d'agir sur la qualité de
l'offre du transport international, en accompagnant la loi 16-99 et le
contrat-programme avec la Fédération nationale du transport routier.
Le Maroc s'est d'ailleurs, déjà engagé dans le développement de sa logistique, à
travers la modernisation du transport routier de marchandises,
l'amélioration de
la sûreté de la chaîne logistique, la généralisation de l'échange des données
informatisées (EDI), la facilitation des
passages portuaires et du détroit, le développement de plates-formes logistiques
et le développement de la formation. La mise en oeuvre du plan d'action
permettra donc au Maroc de capitaliser sur ses avancées dans les domaines de la
construction des infrastructuresde base et les réformes engagées dans le
secteur des transports.
Elle permettra aussi à la logistique de jouer un rôle déterminant dans la
compétitivité de l'économie marocaine, en créant de la valeur ajoutée et de
l'emploi. Elle pourrait permettre d'intégrer au Maroc des fonctions de
l'entreprise qui sont encore réalisées en Europe et de dynamiser l'économie
marocaine, en faisant apparaître de nouveaux services indispensables aux
multinationales comme l'émergence de prestataires logistiques, de plates-formes
logistiques qui sont créatrices de valeur ajoutée et permettrent la montée en
gamme de l'économie marocaine.
Le Mémorandum économique pour le Maroc
Le Bureau de la Banque mondiale à Rabat publie le
Mémorandum économique pour le Maroc (Country economic memorandum – CEM),
un rapport intitulé "Promouvoir la croissance et l’emploi par la
diversification productive et la compétitivité".
Avril 2006 - Ce
rapport est le fruit d’un travail collectif, qui a bénéficié de l’apport
de nombreux intervenants de l'Université de Harvard, du Fonds monétaire
international et du Département du développement et de la recherche
économique de la Banque mondiale. Il a été élaboré sur la base de
consultations avec le gouvernement, différents opérateurs économiques et
des chercheurs marocains. Le rapport propose des actions conduisant à un nouveau pacte pour la
croissance et l’emploi au Maroc, appuyées par un nouveau cadre
institutionnel qui favorise la diversification productive et la
compétitivité.
Le rapport établit un diagnostic central : l’économie
marocaine souffre d’un processus de transformation structurel trop lent
pour obtenir une croissance plus forte, notamment dans le domaine des
exportations qui doivent faire face à des chocs externes défavorables de
la part des pays concurrents sur les principaux marchés ciblés par les
exportations marocaines. Ce processus de « diversification productive »
requiert que le Maroc accélère sa mutation vers une production à haute
valeur ajoutée aux dépends de ses produits à faible valeur et qu’il
développe sa compétitivité. L’expérience internationale montre que ce
n’est pas la quantité exportée mais le choix de ce que l'on exporte qui
compte le plus pour obtenir une solide performance économique.
Aperçu des recommandations du rapport
-
Le Mémorandum économique pour le Maroc identifie les principales
contraintes qui freinent une croissance rapide et identifie
quatre faiblesses des politiques économiques comme étant les
contraintes majeures
-
Une politique fiscale qui est une charge élevée sur les
entreprises et représente un handicap pour le recrutement du
capital humain le plus qualifié;
-
Un biais anti-exportations, caractérisé par un niveau de
protectionnisme tarifaire et non-tarifaire encore très élevé,
malgré les récents progrès induits par la signature de plusieurs
accords de libre échange (ALE) et son application ;
-
Un marché du travail rigide;
-
Un régime de change à parité fixe qui a permis certes de
retrouver la stabilité des prix et la réactivation économique,
mais qui ne favorise pas assez la compétitivité internationale
étant donné les rigidités existantes sur le marché du travail.
Parallèlement à ces contraintes, le rapport présente
également trois défaillances du marché responsables de la faiblesse de
la croissance et contribuant à réduire la compétitivité et à décourager
l’innovation :
-
Faiblesse d’information qui facilite le non respect des droits
de propriété et réduit donc la motivation pour innover, et la
rentabilité des investissements dans de nouvelles activités
productives;
-
Faiblesse de coordination entre le secteur public et le secteur
privé, essentielles pour simplifier les démarches
administratives et faciliter la rentabilité des nouveaux
investissements;
-
Faiblesse de l’apprentissage qui place le pays parmi ceux qui
ont le plus bas niveau de formation chez les entreprises et met
en difficultés les investisseurs pour trouver assez de main
d’oeuvre qualifié.
Le CEM propose également une série de politiques
sélectionnées pour encourager la diversification productive et stimuler
la compétitivité.Une série de mesures à court terme est proposée :
-
La préparation et la mise en oeuvre d'une réforme neutre de
modernisation fiscale avec une réduction de l'impôt sur le
bénéfice des sociétés et du taux d'imposition de l'IGR,
accompagnée d'une simplification et une meilleure collection de
la taxe sur la valeur ajoutée;
-
L'accélération de la réduction des barrières tarifaires et non
tarifaires;
-
La préservation de la modération salariale avec le maintien du
salaire minimum à niveau réel constant;
-
Une transition solide et progressive vers un régime de taux de
change flexible.
Des mesures supplémentaires sont nécessaires pour faire
face aux défaillances du marché. Elles comprennent :
-
Des droits de propriété renforcés;
-
L'adoption d'une série de mesures fiscales incitatives
s’adressant aux nouvelles activités productives, aussi
transversales que possible et aussi sectorielles que nécessaire
; les dernières en coordination avec les chantiers identifiés
par le Programme Emergence
-
Des incitations additionnelles à la formation professionnelle
par les entreprises ou les universités.
-
Il conviendrait aussi de recourir autant que possible aux
contrats-programmes pour encourager la discipline et la
transparence.
Les autres propositions du CEM
Pour éviter que de nouvelles contraintes potentielles ne
viennent obérer la croissance, le rapport propose de:
-
Poursuivre le programme de consolidation budgétaire, en portant
le déficit budgétaire à 3 % et le ratio de la dette publique à
moins de 65 % du PIB d'ici à 2008;
-
Réduire les taxes portuaires et le prix trop élevé des
traversées du détroit de Gibraltar;
-
Finaliser et mettre à exécution le programme anti-corruption
appuyé par une commission indépendante;
-
Appliquer de nouvelles mesures pour adapter les financements
abondants disponibles aux PME, y compris en appliquant
l'allègement des pré requis de garanties et collatéraux ; e
-
Développer un cadre contractuel entre le gouvernement, les
universités et les centres de formation professionnelle afin de
faire progresser le bas taux d'obtention des diplômes actuels.
Parmi les mesures relatives à l'amélioration du climat
des affaires, le CEM propose l'élaboration d'un système d'information
sur le crédit ; la réforme des procédures judiciaires visant au
renforcement de l'application des décisions de justice ; et des mesures
pour faciliter l'accès des entreprises au parc immobilier.
Enfin, parmi les politiques de promotion de l'emploi et des conditions
de travail, le CEM supporte le programme de création de l’emploi du
gouvernement, approuvé le mois de septembre passé, et lui ajoute des
propositions de modération des salaires, des incitations à l'embauche
des demandeurs d'un premier emploi et des femmes par une réduction
temporaire du salaire minimum ; un dynamisme renouvelé du processus de
négociation collective, la proposition d’étudier l’introduction à terme
d’un programme d'assurance-chômage ; et la réforme du système de
sécurité sociale.
Méthodologie utilisée
La méthodologie utilisée pour identifier les contraintes à la croissance
est innovante. Intitulée "diagnostic de croissance", elle est spécifique
au Maroc et s'appuie sur une vaste évaluation in situ de l’équipe de la
Banque. Ses politiques choisies sont sélectives et hétérodoxes, dans la
mesure où elle suggère des politiques volontaristes notamment dans les
domaines de la diversification productive et de la stimulation de la
compétitivité de l’économie. Dans cet aspect, le rapport rejoint
l’approche du programme Emergence sous un angle complémentaire. Ainsi,
le profil unique des réformes requises pour le Maroc diffère-t-il des
recommandations traditionnelles qui donnent le même poids aux multiples
réformes à entreprendre simultanément.
Le rapport est divisé en cinq sections, indépendantes
mais intégrées, traitant des questions suivantes :
-
Que peut-on apprendre des performances de croissance passées et
qu'est-ce qui reste inexpliqué ?
-
Quelles sont les principales contraintes, réelles et
potentielles, à la croissance ?
-
Comment le Maroc peut-il améliorer le climat des affaires tout
en stimulant la diversification productive ?
-
Quels sont les éléments clé d'une stratégie commerciale qui
éliminerait les biais anti-exportations et contribuerait à
diversifier les exportations et relancer la croissance et la
compétitivité ?
-
Quels sont les éléments clé d'une stratégie relative à l'emploi
susceptibles de renforcer la stratégie de croissance ?
Année 2007
 
La logistique,
un secteur en plein essor
La logistique est pour l'économie ce que les ailes sont pour l'oiseau.
Un vecteur de mobilité. Par : M’Hamed Hamrouch
8 novembre 2007
L'enjeu est de taille. Le monde, aujourd'hui plus que jamais, en est conscient.
Le Royaume du Maroc ne l'est pas moins, il en a fait son cheval de bataille. Et
ce ne sont pas les preuves qui manquent. Le port de Tanger Med, l'un des bijoux
de la Méditerranée, offre ici un joli exemple. Le réseau autoroutier, en pleine
expansion, promet de révolutionner le mode de circulation au Maroc. Le réseau
ferroviaire, qui attend l'arrivée en 2013 du Train à grande vitesse (TGV), - le
premier en son genre en Afrique et dans le monde arabe -, ne manquera pas de
bouleverser le secteur. Le transport aérien, autant que maritime, prend une
cadence de développement qui n'a rien à envier à celle des pays les plus
avancés. Résultat ? Il est excitant : non seulement l'économie s'est donné des
ailes pour s'assurer son développement, le développement que connaît le secteur
de la logistique génère des retombées très positives pour l'emploi. Les chiffres
sont très encourageants. La valeur ajoutée du secteur de la logistique permettra
de créer 450. 000 emplois à l'horizon 2020. Ce n'est pas là un effet d'annonce,
et moins encore de la spéculation. L'Etat, qui s'est basé sur un diagnostic
approfondi et sur les meilleures pratiques internationales, a indiqué que des
plans d'action concrets ont été définis en vue de tripler, à l'horizon 2020, la
valeur ajoutée du secteur, de porter sa contribution au PIB national de 11 à
15%. Au-delà du transport, par terre, air et mer, le Royaume envisage
l'amélioration de grandes surfaces logistiques, notamment les marchés de gros,
en créant six plates-formes, identifiant six sites potentiels pouvant abriter
ces plate-formes, à savoir Casablanca, Tanger, Oujda, Agadir et l'axe
Settat-Marrakech ainsi que l'axe Meknès-Fès.
Que faut-il ajouter encore ?
On pourrait allonger la liste des atouts, mais abrégeons : Fort déjà de sa
proximité géographique avec l'Europe, et de son enracinement arabo-africain, le
Royaume est appelé à jouer le rôle de «link» (pont) entre le Nord et le Sud. Une
pièce maîtresse de l'échange commercial et culturel entre les nations.
 
Logistique et
transport : Coût et gestion de la chaîne Atika Haimoud 8 novembre 2007
Chaque
entreprise cherche à optimiser ses coûts de production. Au Maroc, les coûts de
la logistique et de la gestion de la chaîne d'approvisionnement pèsent sur les
entreprises.
Les entreprises marocaines cherchent de plus en plus des solutions pour réduire
leurs coûts et améliorer leurs performances. La logistique est l’un des axes
saillants pour diminuer les coûts de production et partant améliorer la
compétitivité de l’entreprise.
Le transport est un vecteur stratégique de la logistique. Ce segment est l’un
des postes de coûts les plus importants qui influent sur la chaîne logistique
globale. «Les pratiques et principes de la logistique exigent du transport des
évolutions continues pour mieux répondre à la demande desentreprises et de leurs
clients. D’où les plates-formes logistiques comme outil de rapprochement, de
proximité d’aménagement et surtout d’optimisation des coûts», a annoncé un
expert lors un séminaire sur la logistique organisé, la semaine dernière, à
Casablanca, par la Chambre de commerce belgo-luxembourgeoise au Maroc. La
logistique est définie comme étant le processus de conception et de gestion de
la chaîne d'approvisionnement dans le sens le plus large. Cette chaîne peut
comprendre la fourniture des matières premières nécessaires à la fabrication, en
passant par la gestion des matériaux sur le lieu de fabrication, la livraison
dans les entrepôts et aux centres de distribution, le tri, la manutention, le
conditionnement et la distribution finalement sur les lieux de consommation. «La
logistique est un gisement de productivité par excellence. C’est la fonction
optimisatrice de tous les maillons de la chaîne d’approvisionnement», selon un
expert en la matière.
En effet, les coûts logistiques totaux du Maroc s’élèvent à environ 20 % du PIB.
Ce ratio est supérieur à celui des pays de l’Union européenne y compris
ceux qui l’ont rejoint en 2004, dont le ratio se situe entre 10 et 16 %,
selon une étude de la Banque mondiale sur la performance de la logistique du
commerce au Maroc. À titre comparatif, il faut noter que de grands pays
émergents comme le Mexique, le Brésil et la Chine ont, quant à eux, des coûts
logistiques de l’ordre de 15 à 17 % du PIB.
Pour améliorer donc la chaîne logistique au Maroc, les opérateurs souhaitent
l’aménagement de zones de fret et de plates-formes logistiques. «Le
développement de la transmission électronique des documents afin de supprimer la
transmission physique ainsi que renforcement de l’arsenal juridique pour
clarifier le rôle du logisticien et de l’entrepreneur multimodal sont deux
éléments essentiels pour moderniser la logistique», note un professionnel de la
place.
La modernisation de ce secteur stratégique passe aussi par l’encouragement à
l’externalisation (voir encadré). Il est aussi capital d’investir dans ces
formations spécialisées

 
Logistique, l’exigence de la formation Par :
Leila Zerrour 8
novembre 2007
La logistique est devenue une des principales composantes de la
stratégie compétitive des entreprises marocaines. Une politique de formation a
été mise en place pour répondre aux attentes du secteur.
La formation aux métiers de la logistique a pour objectif majeur de permettre
aux entreprises d’accéder aux ressources dont elles ont besoin en développant
les qualifications techniques dans le domaine de la logistique. Le Maroc a pris
conscience de l’importance de la logistique pour la compétitivité de ses
entreprises. Celles-ci trouvent des difficultés à trouver le personnel qualifié.
Certaines initiatives ont été prises au niveau des formations d’ingénieur et des
diplômés de troisième cycle.
Le déficit reste flagrant au niveau des spécialistes et des techniciens. Les
fonctions d’exécution des opérations, d’encadrement et de pilotage des flux sont
les plus répandues dans l’industrie et les entreprises marocaines.
Paradoxalement, c’est à ce niveau qu’il y a un gros déficit en ressources
qualifiées débouchant sur une inadéquation entre la demande et l’offre. Les
établissements de formation privilégient des filières longues de niveau 3ème
cycle et font très peu de place aux opérationnels. En quantité, les formations
opérationnelles liées à l’exécution des opérations ( magasinier, cariste et
conducteur de chariot) sont quasiment absentes alors qu’elles se situent au cœur
de la performance logistique. C’est pour cela qu’un nouvel établissement de
formation a été ouvert ces dernières années dans la ville de Tanger. Cet
institut des transports routiers, qui relève de l’OFPPT, propose dans ses
filières des formations de technicien d’exploitation et de conducteur routier.
L’établissement a été le fruit d’un partenariat entre l’Office de formation
professionnelle et la Fédération nationale du transport routier.
En outre, notons que le plus grand opérateur de formation aux métiers de
transport et logistique en Europe s’était déployé au Maroc. En partenariat avec
des professionnels marocains, le groupe français AFT-IFTIM a ouvert une école de
transport et logistique à Casablanca. Au sujet de la formation aux métiers de la
logistique, la Banque Mondiale avait proposé de mettre en place des processus de
concertation et de programmation entre le privé et le public pour que les
processus de programmation et de mise en œuvre de formations intègrent ceux de
la logistique.
Logistique et transport e-Matin
Publié le : 19.11.2007 | 16h49
Le Grand Casablanca et Tanger en pole position
Les bipôles Meknès-Fès et Oujda Nador, des sites à développer
Les dynamiques engagées dans les différents secteurs sont
en passe de permettre au Maroc de profiter de son avantage comparatif
géographique et de se positionner, à l'international, comme une plateforme de
production et d'échange
Ce sont désormais six sites à fort potentiel et devant
constituer un réseau de logistique moderne et performant dont dispose le
Royaume. Il s'agit des régions du Grand Casablanca, Tanger, Marrakech, Agadir et
les bipôles Meknès-Fès et Oujda Nador.
Selon une étude intitulée "Diagnostic de l'organisation et du fonctionnement
logistique du Maroc", ces sites ont été retenus eu égard à la nature de la
production locale (industrielle, agricole, halieutique) ainsi qu'au volume et à
la nature des échanges (internationaux, nationaux et régionaux). Présentée à
l'occasion du Salon international du transport et de la logistique "SIT-2007"
organisé la semaine passée à Tanger, l'étude indique que le Grand Casablanca
arrive en tête des sites à développer, compte tenu du fait que la région
représente la plus forte concentration démographique et économique du Maroc
et du Maghreb.
L'étude, qui propose notamment deux nouveaux pôles de logistique autour du port
de Mohammedia et l'aéroport de Nouaceur, estime que la région représente les
enjeux logistiques les plus décisifs du pays. Le bureau d'étude place la région
de Tanger en deuxième position, compte tenu de sa situation géographique et
l'émergence de grands projets telles la plate-forme portuaire Tanger-Med et ses
vastes zones franches. Le bipôle émergent Fès-Meknès arrive en troisième
position des sites à développer en infrastructures de logistique, compte tenu du
volume de production des unités industrielles qui y sont implantées en plus de
la forte activité agricole qui nécessite des unités de logistiques modernes
dédiées au stockage et à l'export.
Pour la région de Marrakech, une zone touristique et de grande consommation,
l'étude préconise une zone "multimodale de groupage de et vers les régions du
sud". D'autre part, la région d'Agadir devra s'équiper en zone logistique
orientée vers l'export de la production agricole et halieutique. Il s'agit d'une
bourse de fruits et légumes, un pôle de compétitivité pour les produits de la
pêche et une zone de conditionnement et d'entreposage. Cette infrastructure
logistique devra aussi optimiser la mise à contribution du port d'Agadir.
Pour la région de l'Oriental, qui connaît actuellement d'importants
investissements en infrastructures routières, notamment l'autoroute Oujda-Fès,
l'étude recommande un développement du port de Nador et un centre d'échanges
agricoles qui devra centraliser et dispatcher la forte production agricole de
Berkane. L'étude relève que par sa position stratégique et sa proximité du
marché européen, l'activité de transbordement et transport des conteneurs à
partir du Maroc se distingue par un coût des plus compétitifs.
Une marchandise acheminée vers le marché européen depuis les ports marocains est
d'un coût trois fois inférieur à celui que nécessiterait un long trajet depuis
l'Asie. Des chiffres communiqués lors de cette rencontre indiquent que la
logistique représente 20% du PIB et que sa valeur ajoutée varie entre 25 et 60%
en fonction des secteurs.
Le transport représente à lui seul 6% du PIB et 9% du secteur tertiaire
(services).
Il emploie 6% de la main d'oeuvre active et représente 25% de la consommation
de l'énergie. L'étude démontre que près de 70% du secteur du transport des
marchandises au Maroc n'est pas structuré avec une grande concentration sur la
région du Grand Casablanca. Entrée en vigueur en mars 2003, la libéralisation du
transport routier de marchandises a insufflé une nouvelle dynamique au secteur.
Ce processus a permis de réduire les prix et d'améliorer la qualité du service
et des délais de livraisons. Il a également engendré, à fin 2006, la création de
près de 4.500 nouvelles entreprises et de 7.000 emplois directs dans le secteur.
Concernant le secteur portuaire, l'entrée en vigueur en décembre 2006 de la
nouvelle loi 15-02 régissant le secteur a permis de recentrer le rôle de l'Etat
sur ses missions de régulation garantissant une concurrence loyale au sein des
ports. Cette réforme ambitionne d'améliorer l'efficacité de l'outil portuaire
national, de réduire les coûts et de sécuriser davantage les ports grâce à une
meilleure coordination des services concédés.
Cette réforme s'est traduite, en 2007, par la baisse du coût de passager et par
une plus grande transparence
La logistique : un défi pour le Maroc
La situation géographique du Maroc - très proche de l’Union
Européenne - lui confère un avantage unique. Malgré cela, les entreprises
marocaines manquent encore de compétitivité. Une situation probablement due aux
coûts logistiques. Mais malgré la volonté des entreprises et des autorités
d’améliorer la situation, il demeure encore quelques freins.
Au cours des années 80, le Maroc a décidé d’ouvrir son économie
sur le monde afin de favoriser sa croissance. Une ouverture qui s’est traduite
en 1996 par l’accord d’association avec l’Union Européenne, et plus récemment
avec des accords de libre échange, notamment avec les Etats-Unis. En 2003, le
taux d’ouverture de l’économie était de 55%. L’exportation est devenue l’un des
piliers de l’économie marocaine.
Mais l’ouverture du marché marocain voit la fin des
mesures protectionnistes. La fin des accords multifibres, depuis janvier 2005,
met le pays en concurrence directe avec les pays asiatiques. En outre, la mise
en application des accords de libre échange va peu à peu faire disparaître la
protection tarifaire. Les produits américains et européens pourraient donc venir
directement concurrencer les produits marocains.
Du coup, les entreprises marocaines se doivent de développer
leur compétitivité. Une compétitivité qui passe, comme l’indique la banque
mondiale, par des « éléments aussi divers que la compétitivité du taux de
change, la stabilité du cadre macroéconomique, le coût de la main d’œuvre (et
son niveau de qualification), l’innovation, la qualité des infrastructures, le
respect du droit ou bien encore la performance des services publics. »
De plus, pour un pays dont l’avantage est principalement lié à
la situation géographique - qui facilite l’exportation - la logistique doit
absolument permettre « de réduire les coûts de transaction et améliorer
l’efficacité des échanges internationaux. » Car pour le moment « les coûts
logistiques totaux représentent au minimum 25% de la valeur ajoutée créée au
Maroc mais ils peuvent atteindre 60%. »
Les entreprises marocaines doivent donc prendre en compte les contraintes de
temps, de qualité ou encore de fiabilité pour s’imposer sur le marché
international.
D’autant plus que la proximité géographique n’est que relative dans le transport
de marchandises. En effet, comme le souligne le rapport provisoire de la Banque
Mondiale, « aujourd’hui, une marchandise chargée sur un porte-conteneurs met 19
jours de Singapour à Gênes via Suez (pour une distance de 6397 milles nautiques)
mais met 20 jours d’Agadir à Gênes (pour une distance de 1280 milles
nautiques). » En outre, les frais portuaires sont plus élevés qu’en Europe.
Malgré tout, la logistique doit permettre aux entreprises
marocaines d’améliorer leur compétitivité. Les autorités sont d’ailleurs
parfaitement conscientes de ces enjeux. C’est sans doute pourquoi elles se sont
investies dans les projets comme le port Tanger-Méditerranée ou d’autoroutes.
Les défis à relever...
1. Contraintes et défis globaux :
Vide institutionnel
concernant la logistique et la gestion des chaînes d’approvisionnement,
Contractualisation
nécessaire des relations entreprises/administration des douanes,
Présence limitée de
fournisseurs tiers de services logistiques,
Utilisation limitée de
l’EDI,
Déploiement faible des
outils informatiques tout au long des chaînes,
Développement
nécessaire de plates-formes logistiques,
2. Contraintes spécifiques au transport
Ratio qualité/prix du
transport interne est faible,
Coût élevé de la
traversée Tanger-Algéciras,
Coût du passage
portuaire au Maroc,
3. Contraintes en amont des chaînes logistiques
Accès difficile à
certains intrants ou matières premières,
Capacité limitée de
contractualisation avec les fournisseurs d’intrants,
Gestion parfois
difficile des régimes d’importation des intrants,
Manque de fluidité
dans les transactions financières (notamment à cause des autorisations
nécessaires de la part de l’Office des changes),
4. Contraintes en aval des chaînes logistiques
Normes imposées par
les consommateurs,
Visibilité limitée des
besoins des consommateurs,
Préservation de
l’intégrité du produit tout au long de la chaîne,
5. Contraintes liées aux procédures et à la structure interne
des entreprises
Manque d’intégration
de toutes les fonctions de l’entreprise,
Délai dans la mise en
œuvre de mesure facilitant la chaîne d’approvisionnement,
Manque de ressources
techniques spécialisées dans le domaine de la chaîne d’approvisionnement.
Le Maroc bénéficie donc d’une position avantageuse liée à sa
situation géographique. Néanmoins, il reste encore beaucoup d’efforts à
accomplir en terme de logistique pour les entreprises marocaines afin d’être
compétitives sur le marché international.
Spécial Salon Logima 2007
2008

Conseil logistique: Des experts canadiens débarquent ( 18 Janvier 2008)
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· Ils visent le secteur public et les
entreprises locales
· L’activité démarrera en janvier prochain
Après Montréal, Toronto, Paris, les Etats-Unis et le Brésil, GCL Conseil
logistique débarque au Maroc. La société canadienne, dont l’antenne
marocaine sera basée à Casablanca, devrait démarrer son activité dès
janvier 2008. «Notre plan d’affaires est prêt, les investissements en
fonds propres aussi», avance fièrement Kamal Chraïbi, associé et actuel
directeur du bureau de Paris. C’est lui qui sera chargé de
l’implantation du cabinet, en sol marocain. Ne reste plus qu’à créer la
structure juridique, «entre octobre et décembre», espère-t-il.
D’abord fondé en 1985 sous le sigle BGW, le groupe GCL existe sous sa
forme actuelle depuis 1995. Le siège social est situé à Montréal, et est
dirigé depuis toujours par Albert Goodhue. Aujourd’hui, le groupe, qui
réalise un chiffre d’affaires de 39 millions de DH, compte plus d’une
cinquantaine d’ingénieurs civils, industriels et mécaniques.
L’activité de GCL se déploie en cinq pôles de compétences: études de
supply chain, études de distribution et de plates-formes, réseaux de
distribution, de transport et d’externalisation, systèmes d’information
dédiés à la logistique et enfin, formation, coaching et recrutement. Il
est à noter que la firme n’offre que des prestations de conseil, et
qu’elle ne sous-traite pas les opérations en tant que telles.
Au Canada, le groupe est en position de chef de file. En France, il
possède l’une des plus grosses équipes de consultants. Ses domaines
d’intervention sont multiples: agroalimentaire, industrie, aéronautique,
automobile, santé et beauté, etc. Parmi ses clients, GCL compte Pfizer,
un des plus importants groupes pharmaceutiques dans le monde. D’autres
grosses pointures s’inscrivent aussi au nombre de ses clients: L’Oréal,
Yves Rocher, Nestlé, Danone, Bombardier, Rolls Royce, Coty et Oakley.
Si GCL a décidé de se tourner vers le marché marocain, c’est qu’il a
senti la bonne affaire. «On le sait, le Maroc est appelé à devenir une
plate-forme pour l’Europe. Mais le marché de la logistique y est
relativement vierge», explique-t-il. Bien sûr, des opérateurs y
travaillent déjà, mais leurs services sont souvent dédiés aux
multinationales. C’est d’ailleurs l’un des points qui avaient été
relevés par une étude de la Banque Mondiale, en 2006. Une meilleure
logistique améliorerait sans contredit la compétitivité de l’industrie
marocaine, au niveau international.
«L’arrivée au Maroc des Geodis et DHL Excel est un signe qui ne ment
pas: le marché de la logistique y est extrêmement porteur», poursuit
Chraïbi.
Mais la particularité de GCL réside aussi dans l’expertise qu’elle
possède auprès des administrations publiques. «Nous travaillons beaucoup
avec les collectivités locales. Electricité de France, Gaz de France et
Hydro-Québec sont aussi des clients importants», indique le jeune
associé.
Démocratiser la logistique au Maroc, c’est l’un des objectifs que GCL
s’est fixé. «Les réseaux de distribution ne sont pas assez structurés»,
avance Chraïbi. Il promet que l’offre de conseil en sera une de
proximité, qui tiendra compte de la réalité du terrain. «Même si les
réseaux font parfois penser au Far West, des sociétés performantes comme
Maroc Express ou la Voie Express émergent», remarque-t-il.
Pour l’instant, l’implantation du groupe n’exigera qu’entre huit et dix
millions de DH. «Je serai accompagné d’un collaborateur, mais nous
souhaitons embaucher au moins dix ressources locales pendant notre
première année d’exercice», affirme le managing partner. Le groupe
table, pour 2008, sur un chiffre d’affaires d’environ cinq millions de
DH. «Si tout se passe bien, dès l’année suivante, nous doublerons nos
effectifs», espère-t-il.
Enfin, le groupe GCL entretient l’ambition de percer, éventuellement, le
marché du reste de l’Afrique. «On ne peut pas le cacher, on espère que
le Maroc sera pour nous une porte d’entrée».
Marie-Hélène GIGUÈRE |

Un casting exceptionnel chez Aslog Maroc
· L’association
regroupe des dirigeants des groupes industriels
· Partenariat avec Aslog France et l’Association européenne de la
logistique
QUE du beau monde dans la toute nouvelle structure fédératrice des
acteurs de la logistique au Maroc. Pour son lancement, l’association
frappe un grand coup en réunissant dans le casting de son bureau
exécutif des dirigeants de tout ce qui compte dans le paysage industriel
du Royaume. Ce choix n’est pas anodin. L’idée est de réunir ces
«tracteurs» dans une structure qui leur permette d’échanger et, au
besoin, de diffuser de bonnes pratiques logistiques ainsi que de relayer
la stratégie des pouvoirs publics dans le domaine: développement des
compétences à travers la formation, des plateformes logistiques,
l’émergence d’une offre en conseil pour accompagner les entreprises,
etc. In fine, l’objectif est de réduire les coûts logistiques dans
l’économie.
Selon une enquête de la Banque mondiale réalisée à la demande du
gouvernement, les coûts logistiques représentent au moins 20% du PIB,
soit trois fois plus que la moyenne des pays de l’Union européenne.
C’est à ce niveau que se situent, entre autres, des gisements
d’amélioration de la compétitivité.
Le bureau exécutif de l’Aslog comprend Mohamed Fikrat, PDG de Cosumar,
Jamal Khalaoui, PDG de la Somathes, Salah Mouadib, directeur général de
PGC (groupe Ahmal), François Xavier Mignon, directeur du pôle
Distribution et membre du directoire d’Altadis Maroc, Mohamed Riad,
directeur général de Carnaud Maroc, Philippe Pillaud, directeur d’Optima
Logistic, Talal, patron de la «Voie Express», Abdelaziz Lahlou,
président de l’Association marocaine du transport routier international,
Roland Dachs, vice-président de l’Association européenne de la
logistique, Younes Mellagh de Transports Mellagh et Abdelali Berrada de
Logima. Giac Translog, l’ONCF, CTM et la Société nationale de transport
et logistique (SNTL) siègent également dans le bureau. La présidence de
l’association échoit à Mustapha Ahmal, président du groupe éponyme, qui
assure aussi le pilotage de la commission logistique de la CGEM.
Cet «adossement» au patronat servira de courroie de transmission des
synergies entre l’action de l’Aslog et celle de la CGEM, les deux visant
le même objectif : améliorer la compétitivité de l’entreprise marocaine.
L’association entend appuyer son action dans le cadre d’une vision
internationale, en particulier avec l’Europe, partenaire principal
économique du Royaume. C’est dans ce cadre qu’il faut inscrire le
partenariat avec son homologue française, Aslog France et l’association
européenne de la logistique, deux références en la matière.
Aslog France apportera à son homologue marocaine son expertise dans le
domaine de la formation, d’organisation. Les représentants d’Aslog Maroc
(Association de la logistique du Maroc) ont été reçus vendredi dernier
par le ministre de l’Equipement et des Transports.
Logistique LE MATIN
Le Maroc toujours en retrait
Très peu d'opérateurs marocains de qualité ont émergé
Publié le : 09.09.2008 | 14h43
Selon
une étude élaborée par la Direction des études et des prévisions financières, en
dépit de l'ambitieux programme de réformes lancé par les pouvoirs publics, la
logistique commerciale du Maroc reste contrariée par un ensemble de
dysfonctionnements, dont notamment une flotte routière non structurée et peu
fiable, une offre insuffisante de services en logistique en termes de coût et de
délai qui demeurent élevés par rapport aux pays concurrents.
L'offre marocaine de transport routier est dans son ensemble abondante, mais
elle manque de spécialisation et de qualité de service.
Les opérateurs internationaux mettent en avant la difficulté de trouver des
partenaires de transport répondant à leurs exigences. Très peu d'opérateurs
marocains de qualité ont émergé.
Ainsi, une entreprise comme Marotrans, qui est l'une des seules respectant un
cahier des charges strict faisant de la qualité un impératif aussi important que
le coût, a l'exclusivité du transport routier pour le compte de nombreuses
entreprises multinationales installées au Maroc.
Il est force de constater que le transport routier de marchandises se
caractérise par un ensemble de dysfonctionnements telles la prédominance du
secteur informel, l'atomisation de l'offre de transport -90% des entreprises
possèdent 1 ou 2 camions et seulement 50 entreprises possèdent une flotte de
plus de 20 camions-, la limitation des opérations internationales à quelques
entreprises marocaines, l'absence de l'assurance-transport et la vétusté du parc
de camions avec une moyenne d'âge du parc de 13 ans.
Devant un tel tableau, le Maroc ne peut être qu'en retrait par rapport à ses
concurrents directs sur le marché européen. Ce n'est pas tout, le prix et la
faible qualité du transport interne conjugués au prix élevé de la traversée
Tanger-Algésiras rendent difficilement compétitives les exportations en
provenance de la région d'Agadir par exemple.
Le coût de ce segment est si important qu'il correspond environ au coût de la
distance Istanbul-France. Dans ces conditions, le marché potentiel du Maroc se
réduit considérablement. Le passage du détroit de Gibraltar constitue également
un souci important pour les exportateurs marocains. En effet, le coût de la
traversée des 15 kilomètres qui séparent le Maroc de l'Europe correspond à près
de la moitié de la traversée de l'Espagne, soit 600 à 700 kilomètres.
Les entreprises marocaines sont aujourd'hui confrontées à des coûts logistiques
bien supérieurs à ceux de leurs concurrents. D'après l'enquête sur les chaînes
logistiques menée par la société Geomar, le coût du transport des produits
marocains du textile-habillement à destination des Etats-Unis est plus de deux
fois supérieur que celui des produits en provenance de la Chine ou de la
Thaïlande.
Selon la CNUCED, les coûts de transport du fret (freight costs) rapportés à la
valeur des importations étaient l'un des plus élevés de la région MENA avec près
de 14,3% en 2000. La même source estime que ce ratio n'était que de 11,4% en
Algérie, 7,3% en Tunisie et seulement 4,7% pour la Turquie.
Ainsi, l'avantage en coût de la main-d'?uvre des entreprises marocaines peut
être réduit dans une large mesure par des coûts logistiques plus élevés que
leurs concurrents de la région ou de l'Europe de l'Est.
Dans ce contexte et eu égard au rôle déterminant de la logistique dans la
compétitivité et l'attraction des IDE, des suggestions paraissent utiles pour
contribuer au développement d'une logistique nationale plus performante et
efficace. Il s'agit principalement du développement d'une offre de transport
routier répondant aux exigences de qualité et de fiabilité nécessaires au
développement du commerce et de l'industrie, de la réduction des coûts et des
délais de la traversée du détroit.
Idem pour les délais de passage au port de Casablanca à travers l'accélération
de la mise en œuvre du programme d'actions lancé en décembre 2007 pour
l'exploitation judicieuse de ce port. S'y ajoutent le développement des
qualifications techniques dans le domaine de la logistique ainsi que la
sensibilisation des différents opérateurs sur les évolutions et les tendances de
la logistique au niveau national et international.
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Goulots d'étranglement
A
côté de la complexité du processus d'importation ou de dédouanement, le problème
réside dans la faible optimisation des procédures le long de la chaîne. Le
nombre de documents en circulation dans le processus d'importation est important
(plus d'une vingtaine). Ce nombre témoigne de la nécessité d'un système de
simplification des procédures. A cet égard, une initiative de dématérialisation
des procédures a été réalisée au niveau de l'Administration des Douanes et des
Impôts Indirects (ADII) à travers les systèmes SADOC et BADR. Un autre aspect à
signaler concerne la lourdeur du flux documentaire et l'obligation de fournir
plusieurs exemplaires d'un même document.
Par ailleurs, l'anticipation des procédures est peu répandue chez les
opérateurs, ce qui retarde la sortie de la marchandise du port et engendre un
allongement des délais et une augmentation des coûts. En outre, le transport
routier international est particulièrement vulnérable aux activités illégales
(trafics de stupéfiants, passagers clandestins). D'après les opérateurs du
secteur, entre 0,5 et 1% des chargements sont affectés par ces fléaux qui
portent atteinte à la réputation des entreprises nationales et multinationales,
ainsi qu'à l'image du Maroc.
Par Nadia Benyouref | LE MATIN

Article: Nous sommes les premiers logisticiens du Maroc.
Notre flotte compte 700 camions. Elle sillonne les quatre coins
du Maroc. Mais nous restons discrets par rapport à nos
réalisations». C’est en ces termes que Mohamed Talal,
patron et fondateur de La Voie Express, et par ailleurs
président de la Commission logistique de la CGEM, présente son
entreprise.
En effet, La Voie Express est plus connue du public pour être
un opérateur de messagerie et de transport de marchandises. Mais
Talal a su développer son activité pour devenir, selon lui, le
leader de la logistique du Maroc. «Notre volume d’activité
dépasse même celui des multinationales du secteur implantées au
Maroc», précise-t-il. Il veut dire par là des entreprises
comme Geodis, Gefco…
La clé de réussite de La Voie Express n’est autre que les
plateformes logistiques. Avant que cet investissement devienne
une mode qui attire les multinationales et gros investisseurs du
pays, La Voie Express en a fait son cheval de bataille. La
société dispose actuellement de quatre plateformes logistiques.
Elle est en train d’en développer une cinquième à Mohammedia.
«Dans nos plateformes logistiques aucun flux n’est
enregistré sur du papier. L’ensemble des opérations est réalisé
sur support informatique», explique Talal. C’est ce qui
permet d’une part la transparence et d’autre part la parfaite
traçabilité des flux de marchandises. En plus, «les équipes
de nos plateformes logistiques sont capables de décharger un
camion en moins de 20 minutes», explique-t-il. Le
déchargement se fait par le biais de roll qui évacue les
marchandises rapidement. Le déchargement manuel prend plusieurs
heures.
Grâce aux plateformes logistiques mécanisées, La Voie Express
propose une offre de groupage performante. «Le groupage
permet à nos clients d’envoyer un seul colis vers n’importe quel
destination sans payer un surcoût lié à la faiblesse de la
quantité. En plus, ils récupèrent le prix de la marchandise
envoyée et les documents qui lui sont liés le lendemain»,
explique-t-il. Grâce à ce modèle, La Voie Express compte parmi
ses clients une large frange de marques commerciales qui ont un
réseau réparti sur l’ensemble du pays.
Ce que Talal veut voir au Maroc, c’est un mode de
distribution qui a fait ses preuves en Europe. Des camions
moyens dotés de capacités de cargaisons adaptées. Ces derniers
sont déchargés à l’aide d’un roll qui permet d’évacuer
rapidement la marchandise et assurer par conséquent une
livraison accélérée mais efficace.
Vous connaissez , vous avez identifié d'autres éléments.
Merci de nous les
signaler
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